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Notre histoire

Les années de fondation

C’est en 1969 que l’Îlot a ouvert sa première maison d'accueil pour hommes sortant de prison, selon la vocation première fixée à l’association par ses fondateurs. Cette première maison d'accueil s'installait à Saint-Denis (93). Trois ans plus tard en 1972, la maison de Saint-Denis déménageait à Paris dans le 18ème arrondissement à la suite d'une expropriation provoquée par la rénovation de la ville de Saint-Denis.

1977 sera l'année de naissance de deux nouvelles maisons d'accueil : celle de Vincennes (Val-de-Marne) pour accueillir de jeunes couples en difficulté, et celle de l'avenue de la République, dans le 11ème arrondissement de Paris, pour des anciens détenus.

L'engagement de l'îlot à Amiens

L'année 1979 voit la création des premières activités de l’Îlot à Amiens, dans la Somme, avec l'ouverture du "Foyer de nuit pour sans-abri", rue Louis Thuillier. Amiens est une décision d'opportunité pour les fondateurs. L'occasion s'est présentée par la disponibilité à Amiens de grands locaux, achetés à un prix abordable, dans cette ville dont une partie importante de la population souffrait durement d'exclusion économique et sociale. Cet accueil de nuit de "Thuillier" sera bientôt étendu à un accueil de jour, avec la création de ce qui deviendra plus tard la Balise sociale et le Restaurant social.

La même année, déménagement parisien : à la suite d'une nouvelle expropriation, la maison d'accueil pour hommes du 18ème arrondissement s'installe rue du Ruisseau (toujours dans le 18ème).

C'est en 1984 à Amiens que la maison d'accueil de la rue Louis Thuillier se transforme en foyer pour familles en difficulté, tandis que le foyer pour sans-abri déménage dans une nouvelle maison, celle de la rue des Augustins, au coeur d'Amiens.

Les premiers ateliers d'insertion

Six ans plus tard en 1990, la nécessité de procurer une activité d'insertion pour les personnes hébergées dans les foyers d'Amiens aboutit à la création des premiers ateliers d'insertion : Auto Bleue (qui, dans un premier temps, consistera dans le démontage de véhicules hors service pour la revente de pièces détachées) et l'atelier d’artisanat, qui se lance dans le paillage et le cannage de sièges ; plus tard, dans les années 2000, on passera à la menuiserie. Les deux ateliers s'installent rue Colbert à Amiens, dans une ancienne friche industrielle prêtée par la Ville.

Auto Bleue et Artisanat seront suivis, en 1994, par la création de l'atelier Roul'Propre, spécialisé dans le nettoyage en profondeur et la rénovation de véhicules.

Encore de nouvelles activités

Outre les ateliers d'insertion, les années 1990 voient la création de nouvelles activités :

  • Les deux "services de suite" (l'un à Paris en 1989, l'autre à Amiens en 1993) destinés à proposer en sous-location des appartements de type "relais" aux résidants sortant de nos foyers, en vue de leur prise d'autonomie complète. En 2003, année où l'Îlot a décidé de se désengager progressivement de cette activité, pour des raisons économiques et de pertinence sociale, les deux services de suite totalisaient plus de 70 appartements.
  • Le Centre départemental d'accueil et d'orientation du Val-de-Marne (CDAO), service créé en 1997 par l'Îlot à la demande de la DDASS. Ce service assure l'accueil téléphonique au numéro d'appel d'urgence 115 (écoute, soutien et orientation des sans-abri) 24 heures sur 24 et 365 jours par an, avec, en plus, une activité d'"aller vers" les personnes à la rue. En 2006, nous avons transféré ce service à la Croix-Rouge qui assurait déjà le service complémentaire de la "maraude" sur le département.

 

Des évolutions selon les besoins sociaux

La décennie 1990 et le début des années 2000 voient évoluer certaines activités, sous l'effet des besoins sociaux que l'Îlot perçoit, et à la demande des pouvoirs publics.

  • A Amiens, le foyer pour familles de Thuillier s'ouvre à l'accueil en urgence de femmes seules.
  • L'accueil de jour des sans-abri à Amiens devient la "Balise sociale" et élargit ses services.
  • A Paris, l'Îlot crée un lieu spécifique de "retrouvailles", d'écoute et de soutien pour les anciens résidants (rue Nobel, dans le 18ème), animé par des bénévoles et qui fonctionnera jusqu'en 2005.
  • En 2002, Augustins-Amiens ouvre, à la demande de la DDASS, un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile.

L'îlot grossit encore

L'année 2003 voit le rattachement à l'Îlot du principal centre d'hébergement pour hommes seuls de la Somme : La Passerelle, jusque-là gérée par une autre association, ancrant davantage les missions de l'association dans l'accueil d’urgence des sans-abri.

Puis en 2005, après concertation avec l'administration pénitentiaire, nous ouvrons à "République" (Paris 11ème) le premier centre français d'hébergement collectif pour détenus placés sous surveillance électronique (PSE). Par convention avec la pénitentiaire, six chambres nouvelles sont créées pour expérimenter dans ce foyer cette forme d'aménagement de peine. Jusque là, les détenus sans domicile étaient exclus du "PSE".

Le nouveau projet associatif de l'îlot

2007 est une année majeure de l'histoire récente de l'Îlot :

  • L'association adopte alors son nouveau projet associatif. Celui-ci est le fruit d’une réflexion approfondie et concertée associant les membres du conseil d'administration, les responsables d'établissement, les travailleurs sociaux et la direction générale de l'Ilot. Le projet associatif relance la vocation initiale de l'Îlot à porter son attention prioritaire à la réinsertion sociale et professionnelle des personnes ayant subi des peines de justice ; néanmoins, il affirme aussi la volonté de l'Îlot d'assumer les autres engagements auxquels son histoire l'a conduit.
  • Le Comité régional de l'organisation sociale et médico-sociale (CROSMS) de Picardie approuve notre projet global "Accueil, stabilisation, insertion" qui va conduire à une profonde restructuration de nos maisons picardes : Augustins, Thuillier, La Passerelle, avec des projets sociaux profondément rénovés dans le droit-fil du projet associatif.
  • A noter en 2007 également, le lancement de l'opération expérimentale "permis de conduire" destinée à aider d'anciens détenus à passer leur permis (aide au financement et accompagnement dans la progression).

Nos maisons d'accueil prennent un nouveau visage

Entre 2008 et 2012, les restructurations architecturales et les refondations des projets sociaux prennent corps les uns après les autres :

  • A Amiens, la maison d'accueil Thuiller est partiellement réaménagée en 2009.
  • A Amiens toujours, les Ateliers de l’Îlot sont entièrement reconstruits dans la zone d'activités de Montières, et la cuisine centrale les rejoint. Les nouveaux ateliers ouvrent fin 2009.
  • Nos deux foyers parisiens "République" et "Ruisseau" sont regroupés, par nécessité de mutualiser leurs moyens humains et matériels. Ainsi "Ruisseau", le foyer historique de l'Îlot, créé à Saint-Denis, passé par la rue Yvonne Le Tac à Paris, puis par la rue du Ruisseau, va bientôt se fondre avec "République" dans un nouveau foyer qui s'appellera Chemin Vert, entre l'avenue de la République et la rue du Chemin Vert. Cette nouvelle maison d'accueil est prête en 2010.
  • Le nouvel établissement des Augustins est inauguré en 2012. C'est à présent un centre d'hébergement et d'accompagnement, qui accueille essentiellement des personnes sortant de prison. Les studios et appartements gérés jusqu'alors par l'association Arapej lui sont désormais confiés. Un dispositif de "Lits Halte Soins Santé" est également prévu.
  • Le nouvel établissement de La Passerelle est aussi inauguré en 2012. Il reprend les missions précédemment assurées aux Augustins (accueil de jour et restaurant social), et développe, en complément de l'hébergement d'urgence, une mission d'accompagnement en hébergement de plus longue durée ("places de stabilisation").

Et puis en 2009 l'Îlot ouvre l’Atelier Qualification-Insertion de Paris, destiné à conduire des détenus ou anciens détenus vers une formation qualifiante dans les métiers de la restauration collective. Les partenariats autour de cette action innovante sont nombreux, dont celui apporté par la Direction interrégionale des services pénitentiaires ou la Fondation Société Générale et des entreprises d'accueil. En 2012, l'Atelier Qualification-Insertion s'installe aussi à Aubervilliers (93).

Enfin la reprise, en 2012, de la maison de Villiers-sur-Marne, précédemment gérée par l'association "Marie Michèle", étend notre capacité d'accueil en direction des femmes. C'est la naissance de L'Îlot Val-de-Marne, avec deux maisons d'accueil à Vincennes et Villiers-sur-Marne.