header
Témoignages

API Restauration

accueille des jeunes en réinsertion

"Ce qu’a pu faire la personne ne nous regarde pas : ce qui compte, c’est qu’elle s’investisse pour apprendre le métier."
Version imprimable

Présente dans toute la France, l’entreprise API Restauration gère des restaurants scolaires, d’entreprises, de maisons de retraite ou d’établissements médico-sociaux. En région parisienne, elle accueille régulièrement des salariés de l’Atelier Qualification-Insertion.

En tant que responsable de secteur, M. Maltat « chapeaute » une dizaine de restaurants du groupe. Il témoigne :

 

Nous sommes une entreprise familiale. Pour nous, un salarié n’est pas un numéro de matricule mais une personne avec un prénom, une histoire, des passions… L’accueil de personnes en insertion correspond tout à fait à cet esprit.

C’est une de mes collègues qui a commencé à travailler avec l’Îlot, il y a déjà 3 ans. Quand j’ai repris une partie de son secteur, plusieurs sites accueillaient des personnes en insertion. On s’est rencontrés avec la conseillère en insertion professionnelle, on a discuté, et le courant est passé. C’est aussi une question de personne.

Je suis favorable, sans hésitation, à recevoir des personnes dans cette situation. Mais je suis seul, avec le gérant du site, à connaître le passé carcéral des personnes que nous présente l’Îlot. Auprès des autres salariés, nous parlons simplement d’un stage d’insertion. Ce qu’a pu faire la personne ne nous regarde pas : ce qui compte, c’est qu’elle s’investisse pour apprendre le métier.

Quand une personne arrive, je la reçois d’abord en entretien individuel. Notre objectif est de l’aider à se réinsérer et je le lui dis. C’est avec un grand plaisir qu’on la reçoit, pour qu’elle se forme. Mais je lui dis aussi, clairement, qu’elle doit jouer le jeu. Je suis très ferme sur les règles, le respect des horaires, etc.

J’accueille la personne et puis je laisse le chef prendre le relais, tout en prenant des nouvelles de temps en temps.

Nous savons, le gérant du site et moi, que nous pouvons compter sur l’Îlot. C’est très cadré, on sait qu’on peut appeler l’équipe à tout moment et qu’en cas de problème elle sera là pour parler au salarié, prendre le relais… nous ne sommes pas seuls.

Sur les trois personnes que j’ai pu suivre, il y a eu des échecs, mais il y a aussi eu un garçon très sérieux. Malheureusement, il a voulu partir en province et nous n’avons pas pu le garder !…

Mais si, sur 10 personnes qu’on accueille, on peut en aider 4 ou 5 à sortir la tête de l’eau, il faut le faire. C’est un combat à mener.

Nous ne sommes pas dans le jugement, nous restons dans le cadre professionnel et c’est dans ce cadre que nous pouvons les aider, en les formant. Nous échangeons souvent entre collègues, et je ne connais personne qui ait envie d’arrêter.

 

Vous aussi, vous pouvez agir pour la réinsertion de jeunes en difficultés, en soutenant l'Îlot.